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Notre-Dame-des-Landes : une détermination inébranlable

40 000 personnes ont marché à Notre-Dame des Landes ce samedi 8 octobre. En plantant des milliers de bâtons dans le sol de la Zad, ils promettent de revenir la défendre si Valls et Hollande tentent de l’évacuer à nouveau.

La partie s’annoncera difficile pour le gouvernement s’il tente une évacuation. Les opposant•e•s ont montré leur détermination par leur nombre et leur engagement.

Le « serment du bâton » prêté ce samedi par des milliers de personnes est clair : « En plantant [nos bâtons] aujourd’hui, nous scellons dans le sol notre serment collectif de revenir défendre la Zad. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit ni à celle du plus fort : nous sommes là, nous serons là ! » Bâton de marche pacifique pour certains (en référence au Larzac), mais aussi bâton de défense face à la répression policière…

Notre-Dame-de-Hollande, la fin d’un cycle

Hollande aura passé son mandat dans le bourbier de Notre-Dame des Landes. Encore candidat, une grève de la faim lui imposait la promesse de ne pas intervenir… Promesse aussitôt trahie en octobre 2012, lorsqu’il tenta de faire évacuer la Zad. Vaine tentative : une vaste solidarité, régionale et nationale, avait permis sa réoccupation un mois après.

Valls, ministre de l’Intérieur chargé de l’« opération César » en 2012, est devenu Premier ministre. Avec pour seule politique la répression au service des patrons, il ne pouvait que promettre d’évacuer cette Zad qui lui résiste encore et toujours… Mais la solidarité née de 2012 est intacte, et bien plus vaste.

L’arnaque du « référendum » de juin dernier a fait long feu, et après le rassemblement de l’été, cette nouvelle mobilisation de masse raisonne comme un second avertissement lancé au gouvernement : « nous sommes là, nous serons là ! »

Car la Zad reste un symbole inébranlable, celui des résistances à la répression et au capitalisme destructeur. Une promesse d’avenir aussi : ce samedi dans les prés, les manifestan•e•s ont aperçu deux nouveaux hangars : l’un destiné à la logistique de défense en cas d’agression, l’autre pour abriter les nouveaux projets des habitant•e•s. La lutte continue !

Correspondant•e•s

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Mis à jour le mercredi 31 mai 2017