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Pollution : faire face aux particules fines

Les fameux « pics » de pollution ne sont plus des « pics » : les épisodes de pollution aux particules fines que nous subissons sont de plus en plus longs, de plus en plus rapprochés, et il serait plus approprié de parler de « lignes de crête »…

C’est d’ailleurs précisément pour cette raison qu’il semblait si urgent d’abandonner la gratuité temporaire sur les réseaux de transports en commun… Le nuage qui a couvert plus de la moitié de la France et une grande partie de l’Europe sur plus d’une semaine en janvier est en train de se disloquer. Mais il ne faudrait surtout pas se rassurer à bon compte : ces phénomènes d’une extrême gravité apparaissent sur un fond de pollution chronique, permanente, de plus en plus élevée.

Ces épisodes aigus sont dus à la conjonction de phénomènes météo – anticyclone, nuits froides, absence de vent – et de l’activité humaine, à savoir le chauffage au bois, l’activité industrielle et le transport (voitures et camions en tête). Le diesel est ici directement facteur aggravant. Rien n’arrête ces poussières de moins de 2/100 de mm qui ont un effet catastrophique sur les organismes et sont responsables annuellement en France de 48 000 décès prématurés.

Il y a donc urgence à sonner l’alarme, urgence à agir… Mais certainement pas derrière Ségolène Royal qui vient d’offrir aux constructeurs/tricheurs de nouveaux permis de polluer en relevant les plafonds d’émissions autorisées (+ 110 % en 2017 et + 50 % en 2019) !

 Pastilles CRIT’Air : ne pas avaler…

Un arrêté interministériel a créé des « zones de circulation restreintes » (ZCR) – Paris sert de test – dans lesquelles la circulation alternée lors d’épisodes de forte pollution sera remplacée par la circulation différenciée. Six catégories de véhicules sont créées en fonction de leur émissions polluantes, d’où les 6 pastilles CRIT’Air obligatoires dans les ZCR (pastille verte, pastille 1, 2, 3, 4, et 5).

Cette décision risque fort de ne rien résoudre… et même d’aggraver la situation des milieux populaires. Si les salarié•e•s aux revenus modestes sont les plus nombreux parmi les usager•e•s des transports en commun, ils sont aussi les plus nombreux parmi les propriétaires de voitures les plus anciennes, et donc plus polluantes. L’exaspération des plus démuni•e•s va monter d’un cran quand il y aura blocage des pastilles 5 et 4 !

Ces pratiques discriminatoires doivent donc être rejetées au moment où tout doit être fait pour rendre populaires les enjeux écologiques… Par contre, aucune discrimination n’est prévue envers les 4x4 dernier cri dans les centres-villes !

 Décréter l’état d’urgence écologique !

Plus que jamais, notre action peut rencontrer un écho favorable sur au moins deux objectifs. D’abord la priorité absolue doit être donnée aux transports en commun pour sortir du tout-auto, et pour y parvenir, nous devons imposer la gratuité totale et permanente pour toutes et tous ! La gratuité peut devenir un enjeu important de lutte dans ce contexte de pollution permanente et du réchauffement/dérèglement climatique qui n’est plus contesté.

D’autre part, dans les villes, il nous faut développer une vraie politique du vélo et de la marche. Il n’y a absolument rien de marginal à cet objectif : à nous de le faire vivre, y compris dans les quartiers populaires où devront être construits en bas de chaque immeuble des garages à vélo ! Dans ce cadre, il faut aussi de vraies pistes cyclables dans la ville, pas de simples traits sur le sol ! De cette façon, il reste possible de faire reculer significativement la voiture en ville.

Commission nationale écologie

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Mis à jour le mercredi 31 mai 2017