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200 collectifs anti-Linky interpellent les candidats à la Présidentielle

Des représentant•e•s de 200 collectifs anti-Linky et Gazpar sont venus le 22 mars à Paris pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle qui s’exprimaient devant 800 maires rassemblés par l’Association des maires de France (AMF). Philippe Poutou, un délégué de Mélenchon et Dupont-Aignan ont été les seuls à aller à leur rencontre.

Stéphane Lhomme, animateur du mouvement [1] :

Depuis début 2016, de plus en plus de citoyens individuellement ou sous forme de collectifs, mais également des conseils municipaux (344 sur les 800 envahis par Enedis), se positionnent contre l’installation de ces compteurs (…) On constate que les compteurs disjonctent, les gens doivent prendre des abonnements plus chers (…) Il y a deux problèmes graves, c’est la captation d’informations sur la vie privée, informations qui vont être utilisables à des fins commerciales ou policières ; et il y a la question sanitaire avec l’émission d’ondes électromagnétiques qui sur le long terme mettent en cause la santé de la population.

Nous ne demandons même pas l’annulation de ce programme de compteurs communicants, nous demandons le respect de la volonté des communes et des habitants qui ne veulent pas des compteurs.

La loi de transition énergétique dit que les compteurs doivent être remplacés par les compteurs Linky, mais la loi peut être contradictoire : il faut savoir que les compteurs appartiennent aux communes et elles ont le droit de préserver leur patrimoine. On a donc entamé une bataille juridique et nous avons bon espoir de gagner. Par ailleurs, plus de la moitié des compteurs sont dans les logements, et l’habitant qu’il soit propriétaire ou locataire a le droit de refuser l’accès de son logement à qui il veut et dans ce cas aux installateurs de Linky, et la loi les protège.

On a raison de refuser ces compteurs.

Ils coûtent cher : le remplacement (de compteurs qui fonctionnent…) est estimé par Enedis (ex-Erdf) à 7 milliards d’euros qui seront répercutés sur nos factures pour environ 200 euros par foyer. Leur danger pour la santé exige l’application du principe de précaution. L’OMS a officiellement classé les ondes électromagnétiques « cancérigènes possibles ». Et c’est le règne du Big Data, ou de Big Brother ! Selon la Cnil, « les compteurs Linky sont techniquement capables de recueillir (…) un relevé de la consommation de l’abonné, avec un pas de mesure de 10 minutes. Ces données permettent de déduire des informations sur les habitudes de vie des consommateurs ». Ces données, c’est un marché mondial de milliers de milliards d’euros. Ce marché veut savoir à quelle heure vous regardez la télé, si vous vous couchez tard, si votre réfrigérateur consomme trop…

À Niort, le compteur de Jojo, protégé par une chaine, recouvert d’un tract et d’un double de la lettre de refus envoyée à Enedis.

Face aux refus de ces compteurs, Enedis réagit avec une violence incroyable et des méthodes mafieuses [2]. Mensonges, intimidations, violences, violation de domicile… appel à la gendarmerie pour relever les numéros des voitures des participants à une réunion dans un village ! Il faut lire l’enquête de Reporterre à Niort [3] : « il y a les coups de téléphone, émanant d’Enedis ou de ses sous-traitants. Jusqu’à 10 voire 15 par jour. Les installateurs cherchent à obtenir un rendez-vous avec les personnes dont le compteur est “inaccessible”. (…) en usant de menaces : “Votre facture d’électricité va augmenter”, “La pose du compteur va devenir payante”, “On va vous couper l’électricité”, etc. »

L’idée a été lancée d’une grande journée d’action, des manifestations partout en France le même jour à la même heure.

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Mis à jour le mercredi 31 mai 2017