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Poutou2017. Réponses au questionnaire d’« Agir pour l’environnement »

 1. Bio et local

Objectif de 20 % des surfaces agricoles en bio en 2022 et de 50 % d’alimentation bio et locale dans la restauration collective publique en 2022.

Oui.

Toutes les surfaces agricoles ne peuvent pas être converties au même rythme (on peut viser à ce que tout le secteur du maraîchage soit converti en 5 ans, mais il faudra plus de temps pour l’arboriculture car il faudra replanter les vergers avec des variétés moins tributaires de pesticides). Mais globalement nous pensons que le maraîchage, les prairies et une grande partie des grandes cultures devraient pouvoir être convertis rapidement.

La restauration collective d’entreprise doit aussi être concernée par l’objectif de 50 %.

 2. Préservation des terres agricoles

Moratoire dès 2018 sur l’artificialisation et l’accaparement des terres agricoles et obtenir l’adoption d’une « directive sols » à l’échelle européenne.

Oui.

L’artificialisation des terres doit cesser totalement à l’exception de projets de réelle nécessité publique et sans alternative sur des terrains déjà artificialisés. Ce qui implique de revoir complètement les règles d’aménagement du territoire. De plus les terres agricoles doivent rester avec les paysans et ne pas être accaparées par des investisseurs.

Nous ne sommes pas opposés à une directive européenne, mais étant donnée la lenteur de la machine européenne, et l’urgence - nous ne pouvons pas continuer à perdre l’équivalent d’un département tous les 10 ans - nous pensons que c’est à l’État français d’agir immédiatement. Cela est tout à fait possible en protégeant les terres agricoles, en changeant les règles d’urbanisme, etc.

 3. Objectif zéro ferme-usine en 2022

Plan de restructuration et de désintensification de l’élevage pour aider les éleveurs à évoluer vers des productions au pâturage (bovins, ovins, caprins) et en plein-air avec lien au sol (porcs, volailles).

Oui.

Nous sommes opposés aux élevages industriels, élevages hors-sol et autres fermes-usines. Nous défendons un type d’élevage autonome sur toute la vie des animaux et dans lequel les besoins physiologiques des animaux sont satisfaits.

 4. Objectif zéro phyto en 2025

Interdiction immédiate des pesticides les plus dangereux (glyphosate, etc) augmentation des recherches sur les alternatives techniques, autorisation des PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes).

Oui.

Un peu surpris que vous considériez le glyphosate comme l’un des plus dangereux pesticides. C’est certes le plus vendu, mais de nombreux pesticides sont beaucoup plus dangereux, comme les néonicotinoïdes ou les perturbateurs endocriniens.

Il est aussi essentiel de d’arrêter la perte de biodiversité et de lui permettre au contraire de se développer sur les terres agricoles (plantation de haies, création de mares, agroforesterie, etc.)

 5. PAC verte en 2020

Engagement à mettre en place une nouvelle Politique Agricole Commune véritablement écologique, avec un rééquilibrage des budgets des deux piliers et une rémunération des services environnementaux et sociaux.

Oui.

Nous pensons que la PAC doit être complètement revue avec pour axes principaux la production d’une alimentation de qualité, disponible localement, non-polluante, la création d’emplois et la re-vivification des zones rurales. Mais sans attendre l’Europe, la France est loin d’utiliser tous les leviers à sa disposition pour permettre à une agriculture paysanne de se développer.

 6. Interdiction totale des OGM

Réaffirmation de l’interdiction stricte de la culture des OGM agricoles (y compris les « OGM cachés » issus de mutagénèse dirigée), inscription des nouveaux OGM (NBT-New Breeding techniques) dans la réglementation européenne sur les OGM, engagement à interdire les importations d’aliments contenant des OGM, en particulier pour l’alimentation animale.

Oui.

En ce qui concerne l’alimentation animale, nous sommes opposés à l’importation d’aliments à destination des animaux et donc, a fortiori, d’aliments contenant des OGM.

 7. Semences paysannes

Interdire toute forme d’appropriation du vivant (plantes et animaux) et reconnaître les droits d’usage collectifs sur les semences.

Oui.

De plus il est essentiel de conserver les vieilles variétés de semences. La perte de biodiversité cultivée est tout aussi préoccupante que la perte de biodiversité sauvage. Et le meilleur moyen de conserver des semences est de les maintenir en culture, de les partager ou échanger.

 8. Agriculture citoyenne

Dès 2017, organisation d’Etats généraux de l’agriculture et de l’alimentation. Réforme profonde de la gouvernance des instances de concertation et de décision agricole (CSO, CDOA, SAFER, etc.) par l’instauration d’un pluralisme syndical et garantir l’ouverture effective aux acteurs de l’agriculture citoyenne et représentants de la société civile. Création de Conseils citoyens de l’agriculture et de l’alimentation dans les territoires.

Oui.

D’une manière générale nous prônons l’auto-organisation et sommes donc favorables à ce que les décisions sur l’alimentation soient prises au niveau le plus bas par toutes les personnes concernées. La réduction massive du temps de travail que nous envisageons permettra justement à chacun de participer.

 9. Agriculture et climat

Diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole en 2050. Cela passe notamment par une modification du régime alimentaire moins carné et plus riche en végétaux et légumes secs notamment.

Oui.

Nous pensons que agriculture doit non seulement réduire ses émissions de gaz à effet de serre mais elle doit stocker du carbone. Le passage au bio éliminera de facto l’utilisation des engrais azotés (la première cause d’émission de gaz à effet de serre agricoles en France). Il ne fait aucun doute que notre régime est trop carné : c’est un problème pour le climat mais aussi pour notre santé. Le changement de type d’élevage (pâturage au lieu de hors-sol avec des aliments importés d’autres continents) contribuera aussi à faire baisser les émissions. Finalement nous devons inverser la tendance catastrophique de perte de matière organique dans nos terres agricoles. En changeant les pratiques agricoles et en permettant à la vie d’y revenir, les terres agricoles pourront devenir des puits de carbone.

 10. Information et protection des citoyens

Instauration d’un périmètre de protection vis-à-vis des pulvérisations de pesticides (100 m autour des lieux accueillant un public sensible). Instauration d’un étiquetage obligatoire du mode d’élevage.

Oui.

L’interdiction pure et simple des pesticides devraient résoudre le problème de la distance des pulvérisations. Nous considérons que tous les publics sont sensibles aux pesticides et doivent donc être protégés. Nous n’oublions pas que les premiers affectés sont les agriculteurs et les salariés du monde agricole (ouvriers agricoles mais aussi salariés des coopératives…).

D’une manière générale, nous pensons que l’étiquetage alimentaire doit être revu de fond en comble pour informer et non pas tromper les consommateurs. La publicité pour l’agroindustrie doit être interdite. Les circuits courts, les AMAP, la proximité des producteurs et des consommateurs, le développement des marchés plutôt que des supermarchés participeront aussi à une meilleure information des consommateurs.

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Mis à jour le mercredi 31 mai 2017