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La pollution et la pauvreté tuent les enfants

Chaque jour, 4000 enfants de moins de cinq meurent de la pollution de leur environnement. Ni une fatalité ni un problème du passé, la mortalité infantile est l’une des conséquences dramatiques des inégalités sociales et environnementales.

On le sait confusément, mais à chaque nouveau rapport, la réalité apparaît dans toute sa brutalité. Aujourd’hui, c’est l’Organisation mondiale de la santé qui publie deux documents : « Un monde durable en héritage : un Atlas de la santé infantile et de l’environnement  » et « Ne polluez pas mon avenir ! L’impact environnemental sur la santé infantile ». On y apprend que plus de 16 000 enfants de moins de cinq ans meurent encore chaque jour. Plus d’un de ces décès sur quatre est attribuable à la pollution de l’environnement.

Chaque année, les risques environnementaux – pollution de l’air intérieur et extérieur, tabagisme passif, insalubrité de l’eau, manque de moyens d’assainissement et d’hygiène – entraînent le décès de 1,7 million d’enfants de moins de 5 ans.

Les diarrhées, le paludisme et les pneumonies qui représentent les premières causes de mortalité infantile pourraient être drastiquement réduites par un accès plus équitable à l’eau potable et aux combustibles propres. Ces rapports révèlent aussi que, à ces causes connues peu et mal combattues, viennent s’en ajouter de nouvelles.

Les déchets électroniques et électriques, comme les téléphones portables usagés, mal ou pas recyclés, exposent les enfants à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, des lésions pulmonaires ou un cancer. La quantité de ces déchets aura augmenté de 19 % entre 2014 et 2018, pour atteindre 50 millions de tonnes.

De même, les enfants sont exposés aux substances chimiques telles que le fluor, le plomb et le mercure, les pesticides, les polluants organiques persistants et d’autres substances présentes dans les biens manufacturés et qui se retrouvent finalement dans la chaîne alimentaire.

Les expositions aux polluants agissent sur les jeunes enfants qui sont particulièrement vulnérables car leurs organes et leur système immunitaire sont en cours de développement, mais aussi en accroissant les risques d’affection respiratoire chronique, d’accident vasculaire cérébral et de cancer tout au long de la vie.

Ni une fatalité ni un problème du passé, la mortalité infantile est l’une des conséquences dramatiques des inégalités sociales et environnementales et un plaidoyer pour une écologie des pauvres, un écosocialisme internationaliste.

Christine Poupin

Voir en ligne : Hebdo L’Anticapitaliste - 374 (09/03/2017)

P.-S.

photo D.R.

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Mis à jour le mercredi 31 mai 2017