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Communiqué de presse du NPA 32. Grippe aviaire : halte à l’industrialisation de l’élevage !

Communiqué de presse
Mercredi 11 janvier 2017

Grippe aviaire : halte à l’industrialisation de l’élevage !

L’épizootie actuelle de grippe aviaire qui touche le Gers est catastrophique pour les élevages gersois et tous ceux qui en dépendent. Alors que le 3 janvier, et contre toute évidence, l’État prétendait encore que la crise était due à la faune sauvage, il a fait volte-face deux jours plus tard pour admettre que les transports d’animaux vivants étaient responsables de l’épidémie qui touchait notre département. Nous le savions depuis les premiers jours de décembre. Les services de l’État qui ont permis que des transports aient lieu à partir d’un élevage tarnais alors que son voisin subissait une très forte mortalité, et l’inconscience criminelle de Vivadour qui a organisé le transport des canards vers le Gers est avérée. Le refus de Philippe Martin et de la Chambre d’agriculture de se joindre à la plainte déposée par le Lot-et-Garonne confirme que, dans notre département, Christophe Terrain n’a même pas besoin d’être élu, c’est déjà lui et ses comparses d’Euralis, Maïsadour et la FNSEA qui sont aux manettes.

Cette crise montre, de manière dramatique, les faiblesses inhérentes au système industriel qui a été mis en place, avec une spécialisation par région et par tâche qui nécessite des transports d’animaux sur des centaines de kilomètres, des canetons venant couramment de Vendée mais aussi de Hongrie et une très faible diversité génétique des mulards, les canards hybrides utilisés pour le foie gras, car plus productifs.

Le NPA défend une autre vision de l’agriculture et de l’élevage, une agriculture paysanne et de proximité, des élevages aussi autarciques que possible. Nous voulons que les paysans retrouvent leur indépendance et leur autonomie. Nous refusons que les grands groupes comme Vivadour fassent la loi dans nos campagnes, tuent les emplois et par là la vie de nos villages. Ce sont les responsables qui doivent payer les indemnités dues aux éleveurs, pas l’État et donc nous. De nombreux paysans dans le Gers montrent qu’il est tout à fait possible d’élever de la volaille en bio en quasi autarcie. Ils et elles participent à la préservation de notre environnement, ne participent pas au réchauffement climatique par des transports inutiles, ils nous fournissent une alimentation de qualité et créent beaucoup plus d’emplois que le système industriel.

Comité NPA du Gers

SPIP 3.1.4 [23444] | Squelette BeeSpip v.

Mis à jour le mercredi 31 mai 2017