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Poutou2017. Réponses au questionnaire de ATMO France

Face aux enjeux majeurs, à la fois sanitaires et économiques que représente la pollution de l’air, quelles mesures envisagez-vous de prendre pour améliorer la qualité de l’air au quotidien et pendant les épisodes de pollution ?

Le meilleur moyen d’améliorer la qualité de l’air est d’éviter les pollutions à la source. Les quatre sources majeures sont :

  • les transports par route que ce soit de personnes ou de marchandises sont une cause majeure de pollution que ce soit par les émissions de gaz des pots d’échappement, par l’usure des pneus et des freins
  • l’agriculture intensive du fait des émissions d’ammoniac issu des engrais azotés
  • le chauffage au bois
  • l’industrie
  • les centrales thermiques

Notre programme permet d’adresser ces quatre sources de pollution par :

  • la réduction massive de l’utilisation de voitures individuelles en instaurant la gratuité des transports publics
  • l’encouragement à utiliser des modes de transport doux, avec la création de vraies pistes cyclables et la réduction de la place accordée aux voitures et à co-voiturer
  • la réduction massive des transports routiers en localisant les productions aussi prêt que possible des lieux de consommation, en réduisant la quantité de déchets et donc leur transport, en évitant les productions inutiles socialement et donc leur transport
  • l’instauration de normes drastiques sur les émissions des moteurs et l’usure des freins et des pneus
  • le passage généralisée à une agriculture de conservation sans engrais chimiques éliminera les émissions d’ammoniac
  • le remplacement obligatoire des chauffages à bois polluants avec financement public pour les personnes en situation de précarité énergétique ainsi que l’isolation des logements
  • le renforcement des normes anti-pollution de l’industrie
  • l’arrêt de l’utilisation d’énergies fossiles pour produire de l’électricité

Dans le court terme c’est-à-dire en attendant que ces mesures portent tout leur effet, seules des mesures coercitives ont un effet immédiat comme l’interdiction des voitures particulières dans les grandes villes avec gratuité de tous les transports en commun. Nous refusons les mesures qui visent les plus pauvres (comme la pastille Crit’air : les plus pauvres ne pouvant pas acheter une voiture neuve) ou la circulation alternée (qui n’affecte pas les personnes avec plusieurs véhicules)

Quelle serait votre ambition pour la surveillance de l’air et les outils d’aide à la décision ? Quelle impulsion donneriez-vous pour répondre aux nouveaux besoins des collectivités et des citoyens ?

S’il est clair que les associations ont un rôle important à jouer dans la préservation de notre environnement, nous considérons que ce n’est pas leur rôle de contrôler la qualité de l’air : la santé publique est et doit rester de la responsabilité de l’État. La surveillance est essentielle mais ne peut pas se substituer à la prévention.

De quelle façon comptez-vous conforter le financement du réseau des AASQA [1] afin que celles-ci répondent aux besoins actuels et à venir liés aux enjeux croisés Air / Climat / Énergie / Santé ?
Comment comptez-vous prendre en compte les recommandations de la Cour des Comptes ? En particulier, quelles mesures proposerez-vous pour faire appliquer le principe « pollueur-payeur » ?

Nous ne sommes pas favorables au concept de pollueur-payeur. Le terme « principe » est d’ailleurs tout à fait inapproprié, car il laisse entendre que cela va de soi. En l’espèce, ce serait une licence à tuer. Il n’est évidemment pas acceptable que la santé de dizaines de milliers de personnes soit mise en danger du fait de la pollution. Aucun paiement ne peut y remédier. La priorité est donc l’élimination des sources de pollution.

De plus la mise en place du concept de pollueur-payeur a pour effet de taxer les usagers ou les consommateurs, soit par des taxes directes, comme sur les carburants soit parce que les industries qui sont taxées en passent le coût à leurs clients.

Étant donnés son mode de fonctionnement et le mode de nomination de ses membres, nous ne nous sentons pas tenus par les recommandations de la Cour des comptes…


Notes

[1AASQA : associations agréées de surveillance de la qualité de l’air

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Mis à jour le mardi 14 novembre 2017