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Poutou2017. Réponses au questionnaire de la LPO

LPO (Ligue de protection des oiseaux) : questionnaire aux candidats à l’élection présidentielle 2017

Dans un sondage IFOP/LPO daté de décembre 2016, 81 % des Français souhaitent voir les questions de protection de la nature abordées par les candidat(e)s à l’élection présidentielle. Ce que confirme une étude récente [1]qui révèle que la première préoccupation des jeunes (52 %) est l’environnement et le souci de l’écologie (+ 19 points en trois ans), dépassant l’accès à l’emploi (45 %).

Pourtant, force est de constater que ces questions ne sont abordées que par une minorité de candidats, témoignant d’un décalage croissant entre l’attente des citoyens et une trop grande partie de la classe politique.

Comme en 2007, puis en 2012, la LPO vous demande, en tant que candidat déclaré à l’élection présidentielle du mois de mai 2017, à vous positionner face aux enjeux écologiques : il vous est proposé de cocher les propositions concrètes qui permettront à la France de faire face à ses responsabilités, de tenir ses engagements et de répondre aux aspirations des Français, tout en préparant l’avenir des générations futures.

Les résultats ou absences de réponse de tous les candidats seront communiqués aux adhérents (45 000), publiés sur le site Internet de la LPO (535 968 visiteurs), et diffusés sur les réseaux sociaux (128 000 fans sur Facebook et 11 000 abonnés sur Twitter).

I. Lutter contre l’artificialisation et la fragmentation des milieux

1. Stopper l’artificialisation :

En France, en 2015, plus de 51 000 km2 ont été artificialisés par les infrastructures et l’extension urbaine, et cette superficie s’accroît chaque année de 1,36 % [2]. Ce sont donc plus de 70 000 ha de terres agricoles et d’espaces naturels qui disparaissent annuellement, soit la surface d’un département comme la Loire-Atlantique en dix ans ! « L’artificialisation des sols augmente deux fois plus vite que la population, principalement aux dépens des espaces agricoles et boisés et des habitats nécessaires à la faune et à la flore » [3]

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Fusionner l’observatoire des zones agricoles avec un observatoire de l’évolution des zones naturelles pour mieux suivre l’artificialisation en cours.
- ✘ Engager une politique d’aménagement du territoire pour enrayer la consommation des espaces agricoles et naturels : équilibre ville/campagne, interdiction des projets photovoltaïques sur les terrains naturels et agricoles, classement en forêt de protection des forêts périurbaines, notamment en Ile-de-France, reconquête de 10 000 hectares de prairies naturelles…
- ✔︎ Autre

Il y a urgence. Les « réservoirs de biodiversité » sont en train de disparaitre. La Terre est en train de connaître la 6e extinction majeure d’espèces, la « défaunation anthopocène ». Si on continue, on risque de ne plus pouvoir enrayer la tendance à l’effondrement de la biodiversité, car on aura trop altéré celle-ci. Les espèces disparues le sont à jamais et les espèces déplacées ne reviennent pas toujours toutes seules, même quand on améliore le contexte global (et on en est loin !). Nous proposons la création d’un droit à déclaration d’utilité publique (DUP) pour pouvoir protéger tous les espaces naturels réservoirs de biodiversité. Actuellement tout est bloqué car la plupart de ces espaces sont privés. On est ainsi capable de remettre en cause la propriété privée pour faire un aménagement destructeur, mais jamais pour protéger la nature ! Ce droit (politique à mettre en place par les préfets) doit s’appuyer sur :

  • La concertation avec tous les acteurs (dont évidemment les associations de protection de la biodiversité).
  • Des objectifs chiffrés, avec un échéancier : au moins 10 % du territoire en protection forte, et non pas 2 % comme affiché dans le Grenelle de l’environnement. Nous rappelons que le document cadre de cette politique (2010) indique que 12,2 % de la surface terrestre sont constitués en aires protégées à l’échelle mondiale et 12,4 % en Europe.

Nous sommes donc en accord avec votre 2e proposition de réponse mais nous souhaitons allers plus loin : arrêt total de l’artificialisation des terres sauf pour les projets de réelle nécessité publique. Nous pensons que toutes les forêts périurbaines doivent être protégées.

2. Préparer une PAC compatible avec les enjeux écologiques :

« Comme dans les autres pays d’Europe de l’ouest, l’agriculture est considérée comme le premier facteur anthropique impactant la biodiversité en France… les prairies ont régressé de 8 % entre 2000 et 2012 » [4] Dès 2017, la PAC de l’après 2020 va se préparer. La PAC actuelle n’est pas allée suffisamment loin dans l’éco-conditionnalité des aides qui ont contribué à amplifier la dégradation des milieux et des ressources naturelles [5]. La LPO s’en inquiète et redoute notamment que les infrastructures vertes nécessaires à la reconquête de la biodiversité dans les zones agricoles les plus intensives ne soient ni visibles, ni mesurables. Dans la mesure où le budget de la PAC reste le plus important budget européen, que les productions agricoles concernent tous les consommateurs pour lesquels le lien entre santé et environnement est de plus en plus net, il est essentiel que les critères d’attribution des aides s’orientent désormais principalement vers la prise en compte des services rendus par l’agriculture.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Défendre les lobbies de la chimie et de l’agriculture intensive malgré leurs impacts directs et indirects sur la santé et la biodiversité car ces secteurs semblent créer le plus d’emplois visibles à court terme.
- ✘ Faire peser tout le poids de la France dans les négociations pour obtenir une PAC ambitieuse pour la santé de tous et la biodiversité.
- ✔︎ Autre

Nous prévoyons évidemment de remettre à plat la PAC. Mais nous pensons qu’au niveau national, la France est loin d’utiliser tous les leviers dont elle dispose.

L’agriculture intensive représente la première cause d’effondrement de la biodiversité. Il faut changer de modèle et créer une agriculture nouvelle :

  • sans produits chimiques. Une agriculture 100% bio en France c’est possible. Un plan de conversion national doit être mis en place avec des échéances claires et rapides.
  • organisée autour d’un parcellaire plus petit, créant des systèmes de mosaïques, de polyculture, de productions locales.

Les expériences, les modèles existent, il faut les favoriser et les généraliser avec une politique volontariste, incluant les aspects financiers et réglementaires. Les réseaux d’agriculteurs volontaires pour préserver la biodiversité sur leur exploitation doivent être appuyés fortement.

3. Compléter le réseau d’espaces naturels protégés :

Pour répondre aux Objectifs d’Aichi, eux-mêmes traduits dans la stratégie nationale de la biodiversité [6], la France s’est engagée à classer 2 % de son territoire en protection forte (Parc national ou Réserve naturelle nationale) et 20 % de son milieu marin, avant 2020. 16,5 % des eaux françaises sont classées en aires marines protégées, mais avec seulement 1,4 % du territoire terrestre métropolitain protégé en 2015, la France est loin des objectifs fixés pour 2020.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Créer de nouveaux parcs nationaux dont un en zone humide, et 20 nouvelles réserves naturelles durant le mandat pour atteindre cet objectif, en maintenant le rôle de l’État.
- ✘ Confier cette responsabilité aux collectivités locales ou à qui voudra s’en charger en espérant qu’ils trouveront les moyens financiers pour le faire.
- ✔︎ Autre

Nous adhérons aux objectifs de votre 1e proposition mais à nouveau nous souhaitons aller plus loin et plus vite avec en particulier 10 % du territoire en protection forte (cf. notre réponse à votre 1e question).

4. Conforter le droit de l’environnement et réformer les études d’impact :

Sous la pression des lobbies, et sous prétexte de simplification du droit de l’environnement, ce dernier a été considérablement « assoupli » ces dernières années. Souvent à coup d’ordonnances, et sans respect des promesses de non régression. Par ailleurs, le décret français sur les études d’impact ne respecte pas le droit européen en ceci qu’il fixe des plafonds en-dessous de certains seuils imposés.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔︎

Stopper la régression du droit de l’environnement, notamment en confortant les lois Montagne et Littoral, et réviser le décret sur les études d’impact pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux pour tous les projets.


- ✘ Demander un rapport conjoint à des associations d’élus de Montagne, du littoral, et au Medef.
- ✘ Autre
 

5. Lutter contre la fragmentation par les réseaux de transport :

La France est le pays qui dispose du plus grand réseau routier au monde, ce qui contribue à la fragmentation massive des espaces naturels, y compris des réservoirs de biodiversité les plus importants, et à un coût d’entretien et de maintenance très élevé, largement supporté par les collectivités locales. C’est aussi un frein au développement des réseaux ferrés de transport de marchandises et à la limitation des émissions de gaz à effet de serre.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Lancer un vaste concours national de design du plus beau passage à faune autoroutier avec remise des prix au ministère de l’Écologie.
- ✘ Rétablir une écotaxe sur les transports de marchandises sur route, développer significativement le transport de marchandises par voies ferrées.
- ✔︎ Autre

Il faut prendre les problèmes dans le bon ordre. Trop de marchandises et de déchets sont transportés aujourd’hui quel que soit le mode de transport. Il ne suffit pas de transférer ces transports du mode routier au mode ferroviaire car les derniers kilomètres se feront toujours par la route. C’est une des raisons pour laquelle nous prônons des productions au plus près des consommateurs et la réduction massive des déchets. Nous ne sommes pas favorables à une écotaxe sur les transports de marchandises car une illusion de croire que la fiscalité puisse être le levier central d’une transition énergétique écologique. Dans le secteur des transports, il faudrait taxer la tonne de CO2 à hauteur de 800 dollars pour que le marché opte pour des énergies vertes. Une stratégie digne de ce nom doit mettre en cause radicalement la concentration, la centralisation et l’accumulation du capital mondialisé, donc le type de développement des territoires qui en découle, le type d’agriculture, la masse de marchandises produites, leur qualité, leur utilité réelle et le volume des transports. Il n’y a pas d’autre voie pour réduire les émissions de 80 à 95 % d’ici 2050.

6. Protéger les haies bocagères indigènes et les arbres isolés patrimoniaux :

La loi biodiversité (art. 172) a su reconnaître la valeur patrimoniale des alignements d’arbres en créant un nouveau régime de protection qui impose notamment une compensation en nature en cas de coupe. Bien d’autres formations végétales (haies bocagères d’essences indigènes, vieux arbres…) répondent aux enjeux de préservation de la biodiversité, de limitation du réchauffement climatique, de lutte contre la pollution et jouent un rôle pour héberger des espèces figurant sur la liste rouge.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔︎

Créer un régime général protecteur des haies patrimoniales


- ✘ Laisser les paysages et la biodiversité en l’état
- ✘ Autre

7. Veiller au respect des oiseaux et chauves-souris lors du développement des parcs éoliens :

Le développement des énergies renouvelable ne peut se faire qu’en tenant compte des enjeux écologiques. Un parc éolien développé dans le respect des recommandations des experts naturalistes peut avoir un impact négligeable sur l’avifaune et les chiroptères. Malheureusement, les retours d’expériences nous enseignent également qu’un parc éolien implanté sans une complète prise en compte des enjeux écologiques peut avoir des impacts, parfois importants et irréversibles, sur des habitats ou des espèces rares ou menacés. À titre indicatif, le parc éolien de Répara-Auriples (26) totalise près de 90 cadavres d’espèces protégées et celui de Saint-Martin de Crau (13) 80 cadavres par éolienne et par an ! Certes, ce sont des extrêmes, mais ils sont la preuve de la nécessité d’une prise en compte en amont des enjeux de biodiversité, y compris en milieu marin.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Continuer de développer l’éolien sans autre préoccupation pour atteindre l’objectif fixé par l’Europe de 20 % de consommation d’énergies renouvelables d’ici 2020. On s’occupera de la biodiversité après.
- ✘ Préconiser les économies d’énergie, la diversification des productions et le raccourcissement des circuits entre production et consommation. Proscrire les implantations de parcs éoliens et autres aménagements lourds artificialisant ou créant des obstacles aux circulations écologiques en zones de protection spéciale (ZPS pour les oiseaux) et zones spéciales de conservation (ZSC pour les chauves-souris).
- ✔︎ Autre

Le nécessaire développement des énergies renouvelables (éolien, solaire…) ne doit pas se faire au détriment de la préservation de la biodiversité. À ce titre, les espaces protégés et singulièrement les zones Natura 2000 ne doivent pas être affectés par des aménagements, quels qu’ils soient.

II. Diminuer les pollutions

8. Résorber la pollution d’origine agricole :

Pour répondre aux objectifs des « Propositions pour un cadre national de gestion durable des sols » les CGEDD et CGAAER [7] proposent un axe 1 visant, en particulier, à assurer un bon fonctionnement des sols agricoles, et un axe 3 visant à prévenir et remédier à la pollution des sols. La Directive [8] « instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable » définit ces usages.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Faire une conférence à l’Élysée sur la qualité des sols.
- ✘ Encourager fortement la réduction drastique de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques au profit de l’usage régulier de matière organique, riche en carbone, indispensable à la résistance contre l’érosion, à la reconstitution humique des sols, au stockage à long terme des nutriments et à leur restitution progressive aux cultures.
- ✔︎ Autre

Nous reprenons votre 2e proposition, à nouveau en allant plus loin. Tout d’abord nous refusons le terme de produits « phytopharmaceutiques » pour nommer les engrais chimiques et les biocides de toutes sortes.

Il faut interdire les pesticides et herbicides, et dans l’immédiat les plus dangereux, parmi lesquels le plus vendu, le glyphosate, sans oublier par exemple les néonicotinoïdes.

Il est aussi essentiel de d’arrêter la perte de biodiversité et de lui permettre au contraire de se développer sur les terres agricoles (plantation de haies, création de mares, agroforesterie, etc.)

9. Accélérer la transition écologique de l’agriculture :

L’agriculture intensive est la cause principale de l’appauvrissement de la biodiversité, de la pollution des eaux, de la dégradation des sols et contribue, par l’utilisation massive d’engrais azotés, à la production de gaz à effet de serre puissants [9]. S’il faut saluer les initiatives en matière d’agro-écologie, et d’agriculture biologique, il est aujourd’hui urgent d’agir à une plus grande échelle pour accélérer les changements de pratiques.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Lancer « le Grenelle » ou la « Conférence » sur l’agriculture à décliner durant tout votre mandat pour réorienter l’agriculture intensive vers des formes plus respectueuses de la santé et de la biodiversité.
- ✘ Demander un rapport sur le sujet à la FNSEA.
- ✔︎ Autre

Nous nous méfions des grandes « messes » de type « Grenelle » dont l’expérience nous montre que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes du fait du poids des lobbys de l’agroalimentaire, de la grande distribution et de la chimie. Mais nous prendrons des mesures fortes comme l’interdiction des biocides ou l’obligation pour la restauration collective de passer au bio. Nous plafonnerons les aides en fonction de la surface et les limiterons aux exploitations qui engagées dans la préservation de l’environnement.

Toutes les surfaces agricoles ne peuvent pas être converties au même rythme (on peut viser à ce que tout le secteur du maraîchage soit converti en 5 ans, mais il faudra plus de temps pour l’arboriculture car il faudra replanter les vergers avec des variétés moins tributaires de pesticides). Mais globalement nous pensons que le maraîchage, les prairies et une grande partie des grandes cultures devraient pouvoir être convertis rapidement avec un objectif de passage au bio en 10 ans.

10. Résorber la pollution des milieux naturels et rivières par le plomb :

Aujourd’hui, personne ne remet plus en cause la toxicité du plomb pour la santé humaine comme pour l’environnement. C’est ce qui a conduit à le retirer progressivement de la composition des peintures, des canalisations et de l’essence. Pour autant, le plomb n’a toujours pas été remplacé dans les munitions utilisées pour la chasse et le ball-trap, en dehors des zones humides, et continue de s’accumuler dans les milieux naturels et les organismes. Les 250 millions de cartouches utilisées chaque année en France [10] représentent environ 6 000 tonnes de plomb provenant de la chasse, et 2 000 tonnes des ball-traps. Les risques importants de saturnisme pour les grands rapaces ont déjà été mis en évidence. En 8 ans, 170 cadavres de rapaces nécrophages ont pu être étudiés [11]. Cette étude a mis en évidence l’intoxication des grands rapaces par le plomb.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Attendre que tous les pays européens aient interdit le plomb dans les cartouches puisque pour le moment seuls le Danemark, la Finlande, la Belgique -Flandre-, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède l’ont décidé.
- ✘ Imposer le remplacement des munitions au plomb puisque cela est techniquement possible et financièrement sans impact pour les pratiquants.
- ✔︎ Autre

Nous reprenons votre 2e proposition mais on souhaiterait rajouter l’obligation pour les chasseurs de ramasser les douilles en plastique, par exemple par un système de consigne ou en ne délivrant de nouvelles cartouches qu’en échange des douilles usagées.

 

11. Évaluer correctement l’impact des pesticides :

Pour répondre aux objectifs de révision de l’évaluation des risques sur les abeilles, le panel international de scientifiques sous l’autorité de l’EFSA [12] a reconnu que la régulation conventionnelle (OCDE) est basée sur des tests de toxicité aiguë (48 h à 96 h) qui sont « inaptes pour évaluer les effets à long terme des pesticides ».

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔︎

Intervenir tant à l’échelle nationale (parlementaires / ANSES) qu’européenne (parlementaires / EFSA), afin que les pratiques scientifiques académiques efficaces existantes soient mises en œuvre par l’OCDE pour l’évaluation des risques des produits phytopharmaceutiques et que les travaux des sciences académiques soient systématiquement pris en compte dans l’évaluation des risques


- ✘ Laisser cette responsabilité aux responsables techniques de l’ANSES et de l’EFSA ?
- ✘ Autre
 

12. Revenir sur les dernières autorisations les plus dommageables à la biodiversité :

Ces dernières années, en dépit d’enjeux environnementaux majeurs, ont été autorisés la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, celle du Center Parc à Roybon, l’extraction des sables coquilliers en baie de Lannion, et le déversement des boues rouges en Méditerranée, en plein cœur du Parc National des Calanques.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Rappeler que c’est le précédent gouvernement, ou celui d’avant, ou encore avant, vous ne savez plus bien, qui a pris ces décisions et en assume les conséquences.
- ✘ Revenir sur ces décisions.
- ✔︎ Autre

Les grands projets publics d’aménagement inutiles (dont l’aéroport de Notre-Dame des Landes et tous ceux que vous citez) seront abandonnés.

III. Suspendre les prélèvements sur les espèces en mauvais état de conservation et développer les plans nationaux

13. Retirer les oiseaux en mauvais état de conservation des espèces chassables :

La liste rouge des oiseaux menacés en France métropolitaine [13] met en évidence que 32 % des espèces nichant en France sont dans une situation préoccupante et aggravée, contre 26 % en 2008. Les facteurs de détérioration sont multiples : de l’intensification des pratiques agricoles aux pollutions marines, du dérangement à la destruction des milieux, de l’électrocution à la chasse, et jusqu’au changement climatique. La France est le pays européen qui autorise la chasse du plus grand nombre d’espèces, dont une vingtaine sont en mauvais état de conservation et inscrites comme telles sur les listes rouges.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Faire un colloque et commander un rapport sur la question au Muséum National d’Histoire Naturelle.
- ✘ Retirer de la liste des espèces chassables toutes les espèces d’oiseaux et de mammifères en mauvais état de conservation ou instaurer une suspension provisoire de leur chasse par des moratoires prévus par les articles L 424-1 et R 424-14 du code de l’environnement.
- ✔ Autre

Sur la base des documents scientifiques suivants (Birlife international, liste rouge européenne UICN 2016 et Atlas des Oiseaux de France, 2016), il s’avère que 41 des 63 espèces d’oiseaux chassables en France sont en déclin à l’échelle européenne. Ces espèces feront l’objet d’un moratoire de chasse tant que leur statut ne se sera pas modifié favorablement de manière significative.

14. Mettre fin aux chasses non sélectives :

La France fait partie des mauvais élèves de l’Europe avec plus de 500 000 passereaux protégés braconnés chaque année à des fins culinaires ou d’agrément (oiseaux chanteurs). Sous prétexte de chasses dites « traditionnelles », la glu en PACA (colle sur les branches), les pantes et matoles, dans le Sud-Ouest, les pierres plates et autres tenderies aux vanneaux (Ardennes), des oiseaux pourtant protégés sur le papier sont capturés, mutilés, tués. Selon une étude publiée récemment [14] il a été mis en évidence que cette activité cache un trafic lucratif illégal de grande ampleur qui impacte sensiblement les espèces protégées les plus fragiles, sans qu’il soit possible de contrôler chaque piégeur.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Faire interdire le piégeage non sélectif.


- ✘ Demander aux Préfets de Régions d’organiser des tables rondes entre les chasseurs et les écologistes pour en parler car c’est juste un malentendu et il suffit de se parler.
- ✘ Autre

15. Restreindre la pratique de la chasse la nuit et le dimanche :

La France est le pays où la saison de chasse est la plus longue. On chasse tous les jours, y compris la nuit, et de début août à fin février ; la chasse de nuit vise spécialement les oiseaux d’eau. L’institution de cette pratique a conforté des aménagements de « tonnes » de chasse dans les zones de marais, avec des locations à des tiers dispendieuses et pas forcément transparentes, et un dérangement constant de l’avifaune, de jour comme de nuit. D’autre part, d’autres citoyens que les chasseurs, de plus en plus nombreux, souhaitent pouvoir découvrir la nature et en profiter en automne et hiver sans risquer d’accidents (champignons, VTT, randonnée…). Pour permettre une certaine cohabitation entre les différents usagers, la demande sociétale est forte d’avoir une journée sans chasse, notamment le dimanche.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Instaurer une journée sans chasse pour permettre à chacun de profiter de la nature en toute sécurité et supprimer la chasse de nuit.
- ✘ Ignorer cette demande sociétale car il s’agit d’un acquis du monde cynégétique.
- ✔ Autre

Le dimanche sera une journée sans chasse.

Plus globalement dans le domaine de l’activité de chasse, nous constatons que la période de chasse est trop longue en France. Quatre mois (du 1er octobre au 31 janvier) sont suffisants. C’est aussi pendant ces mois-là que doivent avoir lieu les opérations éventuelles de régulation d’espèces. La notion d’« espèce nuisible » sera supprimée. Les régulations se feront au cas par cas, avec un dossier scientifique approprié. Et enfin, la police de la chasse (ONCFS) deviendra totalement indépendante des organisations de chasseurs et sera intégrée à l’Agence pour la biodiversité.

16. Évaluer les incidences de la chasse dans les espaces naturels protégés au titre de Natura 2000 :

Aujourd’hui, la chasse en France peut s’exercer sans distinction sur des sites naturels classés ou pas en Natura 2000. Cette pratique a pourtant des incidences sur les objectifs de conservation de ces espaces protégés. Certains pays européens (Espagne, Pays-Bas, Angleterre) s’attachent à étudier les incidences de la chasse sur leurs sites N2000 avant d’autoriser ou refuser la pratique, voire l’assortir de conditions restrictives. Cette nécessité est d’ailleurs reconnue implicitement par la Cour de justice européenne (C241/08).

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Intégrer la chasse dans la liste nationale des activités soumises à une évaluation Natura 2000 (R 414-19 CE).


- ✘ Continuer à ignorer le principe de précaution en autorisant la chasse sur les sites Natura 2000.
- ✘ Autre
 

17. Développer les Plan nationaux d’action :

« La France a renforcé la protection de certaines espèces de faune et de flore, en développant des plans nationaux d’actions (PNA) pour la conservation et la restauration des espèces menacées… Ces plans ont permis de réels progrès, par exemple l’accroissement des effectifs de vautours. Pourtant, la majorité des espèces menacées ne bénéficient pas d’un PNA » [15]

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Continuer à diminuer l’enveloppe consacrée aux PNA et réduire leur nombre.
- ✔

Développer les PNA et renforcer les moyens financiers qui leur sont dédiés.


- ✘ Ne sais pas.
- ✘ Autre
 

18. Organiser l’accueil des animaux issus du trafic sur les principaux points d’entrée du territoire, aéroports et ports :

La France est une plaque tournante du trafic international des espèces, notamment entre les continents africain et asiatique. Faute d’une organisation adéquate, comme dans d’autres aéroports en Europe, la prise en charge des animaux vivants est trop improvisée. Jusqu’à des scandales d’euthanasie par congélation. Si le respect de la condition animale ne suffit pas, les seules exigences sanitaires [16] devraient rappeler la France à ses obligations.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Renforcer l’action de la douane pour l’application de la Cites et obliger les principaux points d’entrée concernés, a minima les dix plus gros aéroports, et les ports du Havre et de Marseille, de se doter de structures d’accueil des espèces issues du trafic.


- ✘ Laisser la situation en l’état en considérant qu’il y a d’autres priorités.
- ✘ Ne sais pas.
- ✘ Autre

IV. Mobiliser et réorienter les finances publiques

19. Mettre fin aux subventions néfastes à la biodiversité et conditionner les aides de l’État à la prise en compte des enjeux écologiques :

Non seulement les financements publics ne sont pas à la hauteur des engagements de la France dans ce domaine [17], mais l’État et les collectivités attribuent des aides publiques néfastes à la biodiversité [18]. « Le Comité pour l’économie verte a fait accepter l’importance de refléter le coût des dommages environnementaux dans les prix… Cependant le poids de la fiscalité écologique dans l’économie reste faible… Sur la période 2000-2014, les recettes fiscales liées à l’environnement ont diminué en part du PIB… de nombreuses autres subventions continuent à nuire à l’environnement notamment en encourageant l’étalement urbain sans considération des dommages causés par l’artificialisation des sols » [19].

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Demander un nouveau rapport au CGEDD.
- ✘ Réactiver l’écotaxe poids lourds, revoir les aides à la construction du neuf sur du foncier agricole ou naturel, néfastes à l’environnement, moduler le taux de la taxe d’aménagement au profit des activités sobres en consommation d’espace et supprimer l’exonération pour celles à fort impact, revoir les aides à l’agriculture intensive, à la surexploitation de la mer et des stocks halieutiques, relever les redevances insuffisantes pour exploiter le domaine public et la ressource en eau, influencer positivement la PAC à l’occasion de la prochaine réforme.
- ✔ Autre

Plutôt qu’une taxe poids lourds, il faut développer le transport par voie ferrée et fluviale. La PAC doit être complètement revue avec pour axes principaux la production d’une alimentation de qualité, disponible localement, non-polluante, la création d’emplois et la re-vivification des zones rurales. Dans ce sens, nous sommes dans une démarche plus volontariste que « la révision des aides » que vous proposez. De même pour les constructions sur du foncier agricole ou naturel : l’artificialisation des terres doit cesser totalement à l’exception de projets de réelle nécessité publique et sans alternative sur des terrains déjà artificialisés. Ce qui implique de revoir complètement les règles d’aménagement du territoire. De plus les terres agricoles doivent rester avec les paysans et ne pas être accaparées par des investisseurs.

Nous ne pouvons pas continuer à perdre l’équivalent d’un département tous les 10 ans - nous pensons que c’est à l’État français d’agir immédiatement. Cela est tout à fait possible en protégeant les terres agricoles, en changeant les règles d’urbanisme, etc.

20. Taxer les prélèvements des ressources et les affecter à la protection de la biodiversité :

Selon une idée complètement dépassée selon laquelle les ressources naturelles sont gratuites et illimitées, de nombreux prélèvements et utilisations sont effectués sans aucune contribution en retour. Il en va ainsi de la pêche de loisir en mer, des sports de nature, de l’artificialisation des milieux avec les centres commerciaux, les autoroutes, etc. Lorsqu’une taxe existe, elle n’est pas forcément fléchée pour la protection de la biodiversité. Alors que le principe mis en place avec les déchets ou l’eau, fonctionne.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Dégager les moyens nécessaires en réaffectant tout ou partie des taxes existantes, voire à en créer ponctuellement selon le principe destructeur/payeur.
- ✘ Ne rien faire car la fiscalité est déjà trop lourde
- ✔ Autre

Nous sommes opposés au prétendu « principe » destructeur/payeur. In fine, ce sont toujours les consommateurs ou les usagers qui paient. De plus la protection de l’environnement ne doit pas dépendre du revenu plus ou moins important d’une taxe.

21. Mettre en place une fiscalité au profit de la biodiversité :

Le Conseil Constitutionnel a validé le principe d’une fiscalité environnementale « ayant pour objet d’inciter les redevables à adopter des comportements conformes à des objectifs d’intérêt général pourvu que les règles qu’il (l’État) fixe à cet effet soient justifiées au regard desdits objectifs ». Aujourd’hui la fiscalité est favorable au bâti par rapport au non bâti, pénalisant les propriétaires de biens paysagers et naturels.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Continuer à faciliter la destruction du patrimoine non bâti par une fiscalité désavantageuse sur les propriétés de biens naturels et paysagers
- ✘ Engager une réforme de la fiscalité sur le patrimoine naturel, prenant exemple sur la fiscalité sur le patrimoine culturel, pour soutenir et encourager les détenteurs d’espaces naturels et de biodiversité à les conserver et à les entretenir. Créer une incitation fiscale pour encourager la création d’obligations réelles environnementales prévues par la loi pour la reconquête de la biodiversité de juillet 2016.
- ✔ Autre

Ce n’est pas à la collectivité de prendre en charge les frais des propriétaires privés de patrimoine naturel. Les détenteurs d’espaces naturels qui refusent de les maintenir seront expropriés. Les petits propriétaires forestiers devront se regrouper par massif forestier car les espaces naturels ne connaissent pas le cadastre !

22. Organiser la prise en charge des dégâts causés par la faune protégée :

Lorsque certaines espèces protégées bénéficient d’un mieux-être, voire sont de retour en France alors qu’elles en avaient disparu, comme le lynx ou le loup, l’État a du mal à assumer les éventuels dégâts sur les activités économiques. C’est particulièrement le cas lorsque ces dernières se sont développées sans présence de prédateurs. L’État tente tant bien que mal d’indemniser les dégâts sur les budgets des ministères en charge de l’Écologie et de l’Agriculture.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Mettre en place les conditions d’une prise en charge des éventuels dégâts, après vérification, par les assurances, comme c’est le cas pour les événements climatiques.
- ✘ Continuer, grâce à des dérogations, d’encourager la destruction croissante des espèces protégées.
- ✔ Autre

Outre la question des assurances, la cohabitation entre les prédateurs et l’élevage ne peut être entreprise sans revoir le modèle d’élevage et « d’aménagement » de la montagne priorisant le tourisme et le ski : mettre fin au surpâturage, favoriser les petits troupeaux, les systèmes de protection, et surtout favoriser l’emploi. On parle des éleveurs et on oublie les bergers, véritables prolétaires de la montagne : ils doivent bénéficier de CDI, de formation, d’horaires et de conditions de travail leur permettant de gérer les grands prédateurs. Un tout petit peu de l’argent de la PAC perdu pour défendre les intérêts des grands céréaliers permettrait de faire une autre politique de l’élevage, créerait des emplois, et permettrait de concilier élevage et nécessité de développer les populations de grands prédateurs.

23. Soutenir les associations au-delà de la gestion de projets publics :

Les pouvoirs publics considèrent de plus en plus les acteurs associatifs comme des opérateurs comparables à ceux du secteur privé marchand pour mener à bien des projets définis en amont. Les financements publics sont donc désormais recentrés autour de la mise en œuvre de projets sur lesquels se positionnent les associations. La subvention publique (prenant en charge une partie du fonctionnement et de la vie associative) a donc laissé la place aux dotations sur appels à projets, ou encore à des dotations pour délégation de service public. Au fil des années, cette approche a fragilisé le monde associatif dans sa capacité d’innovation et de mobilisation de la société civile, pour en faire un simple opérateur de l’État ou des collectivités locales. Si la plus-value du secteur associatif réside en effet dans ses compétences pour mener à bien des projets (en général à moindre coût, notamment grâce à l’engagement bénévole), son savoir-faire en matière de mobilisation des citoyens reste l’une de ses raisons d’être que ne sauraient prendre en charge les seules cotisations des adhérents ; les financements publics ne devraient donc pas se cantonner à des appels d’offres pour financer le monde associatif, réduit à l’état un simple opérateur parapublic, mais soutenir aussi la capacité de ces acteurs associatifs à mobiliser la société et à tisser du lien social.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Considérer les associations au-delà de leur capacité à mener à bien des projets, comme des leviers pour mobiliser la société sur des sujets d’intérêt général, en finançant aussi la vie associative (gouvernance, démocratie participative, formation des bénévoles, soutien à des projets innovants…).
- ✘ Ne rien faire car l’État se satisfait de pouvoir compter sur des opérateurs de qualité et pas très chers.
- ✔ Autre

On ne peut pas continuer à dire d’un côté que les associations sont indispensables et à les solliciter pour participer à des projets ou à des multiples commissions préfectorales ou nationales et de l’autre côté à les asphyxier financièrement les rendant ainsi dépendantes politiquement. Nous proposons pour sortir de cette impasse dangereuse pour la démocratie et d’assurer aux associations reconnues d’utilité publique un droit obligatoire à un financement public annuel (par exemple lié à leur représentativité en nombre d’adhérents) dont le montant fera l’objet d’un accord négocié. Elles auront ainsi les moyens d’agir en restant libres et indépendantes. C’est favoriser un contre-pouvoir sociétal indispensable à une bonne gestion collective.

24. Faciliter la collecte de fonds privés :

Le monde associatif est dépendant pour tout ou partie des financements publics. Avec l’enlisement du pays dans la crise économique et les aléas générés par les élections (locales ou nationales) remettant en question tel ou tel engagement des pouvoirs publics, qui considèrent les acteurs associatifs comme de simples opérateurs des politiques publiques, les ressources publiques deviennent rares et souvent inadaptées aux besoins des associations. C’est pourquoi il est indispensable que les associations revoient leur modèle économique pour assurer leur indépendance et leur pérennité. Cette mutation se fera grâce à la hausse des ressources privées dès lors que des garanties sont apportées dans l’usage des dons(1) : legs, donations, dons, mécénat. Pour ce faire, les politiques doivent donc faciliter les pratiques de collecte par des mesures fiscales incitatives (ex : déduction fiscale sur les dons) et des réglementations adaptées (ex : faciliter la mise en œuvre de pratiques innovantes comme la collecte de rue permettant aussi de sensibiliser et de mobiliser les citoyens).

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Augmenter la déduction fiscale de 66 % à 75 % pour tous les dons adressés aux associations RUP
- ✘ Considérer que les associations sont certes des acteurs privés, mais au service de missions publiques et qu’à ce titre elles n’ont pas besoin de ressources privées.
- ✔ Autre

Nous sommes dans la situation actuelle et à titre dérogatoire par rapport à notre position générale sur les allègements fiscaux favorables au maintien de la déduction à 66 % assortie d’un contrôle citoyen régulier de l’utilisation des fonds récoltés. Cette position se justifie par les éléments suivants :

  • Le monde associatif est une réalité très hétérogène à la fois dans la taille des associations et dans leurs objectifs. Certaines ont un fonctionnement problématique, y compris dans les conditions de travail de leurs salariés.
  • Nous sommes dans le principe opposés aux exonérations fiscale qui écrêtent le seul impôt progressif (l’impôt sur le revenu) ou bien un ISF déjà très insuffisant.
  • Mais il faut reconnaître le rôle joué dans le monde tel qu’il est par les associations.
  • Nous sommes opposés à ce que des missions pérennes de l’État ou de la sécurité sociale soient assurées par des associations
  • Par contre, notre conception de la société future repose sur l’initiative collective, dont des associations non-bureaucratisées et réellement à but non lucratif peuvent être un des vecteurs.

C’est pourquoi, compte tenu de tous ces éléments, nous sommes dans la situation actuelle favorables au maintien de la déduction à 66 % assortie d’un contrôle citoyen de l’utilisation des fonds récoltés.

V. Développer la connaissance et accompagner les changements de comportements et notre rapport au vivant

25. Développer l’éducation à la nature :

Si la France possède de nombreux outils de connaissance, d’information et d’action, les citoyens ont la capacité de démultiplier les politiques publiques par des initiatives individuelles, seules à même d’enclencher la transition écologique. Aujourd’hui encore, les professionnels de l’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable (EEDD) manquent de moyens pour accompagner cette transition et les programmes éducatifs et de formation tout au long de la vie restent lacunaires au regard des enjeux.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Généraliser l’Éducation à l’Environnement et au Développement Durable pour tous, partout et tout au long de la vie et soutenir ces actions dans le cadre de la transition écologique.


- ✘ Rappeler comme l’ont fait vos prédécesseurs depuis 50 ans que « c’est bien de sensibiliser les petits enfants car ils sont l’avenir de demain ».
- ✘ Autre
 

26. Développer la connaissance naturaliste sur tout le territoire national :

Selon le MNHN [20], la connaissance naturaliste en France est largement insuffisante et mal partagée pour un grand nombre d’espèces. Certaines d’entre elles auront disparu avant même d’avoir été identifiées. C’est particulièrement vrai s’agissant de l’outre-mer. Ces insuffisances résultent principalement de l’absence de moyens mis en œuvre pour développer les inventaires, les valider, les organiser et les valoriser. Le travail de saisie des seuls bénévoles de la LPO sur une année représente l’équivalent de 1 110 emplois à temps plein.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Continuer de compter sur les bénévoles des associations pour poursuivre ce travail de fourmi sans moyens supplémentaires.
- ✘ Dégager les budgets supplémentaires nécessaires, soit a minima 17 M€ par an sans compter les outre-mers [21], pour une politique ambitieuse de développement de la connaissance.
- ✔ Autre

Le déficit marqué de connaissance sur les écosystèmes empêche que toute politique de préservation de la biodiversité soit efficace. Nous proposons que cette politique soit confiée aux régions avec obligation d’investissement annuel d’au moins 2 millions d’euros par région. Ce chiffre n’est pas hasardeux, il est le résultat d’expertises qui nous remontent du terrain.

27. Étendre à l’animal sauvage même non captif la notion de sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux :

Il est interdit d’exercer des sévices graves ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité [22]. Le caractère sensible de l’animal domestique est inscrit depuis 1976 dans le code rural et de la pêche maritime [23] et plus récemment dans le code civil [24]. Il est évident que la sensibilité de l’animal sauvage est analogue à celle de l’animal domestique : l’animal sauvage doit par conséquent bénéficier de la même protection que l’animal domestique en cas d’actes de cruauté gratuits.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Faire faire des tests en laboratoire pour vérifier le système nerveux des espèces sauvages.
- ✔

Consacrer juridiquement la sensibilité de l’animal sauvage au même titre que l’animal domestique, celle du renard comme celle du chien, celle du serin cini comme celle du canari et réprimer les sévices graves et les actes de cruauté dont ils sont victimes.


- ✘ Autre
 

28. Limiter la taille des élevages hors sols :

Ces dernières années, la France a vu se multiplier des élevages industriels gigantesques hors sols. Une « ferme aux milles vaches » qui n’a de « ferme » que le nom, des usines de poulets contraints dans des cages sur une surface ne dépassant pas l’équivalent d’une feuille A4 par individu, des élevages intensifs de cochons entassés les uns sur les autres… Les exigences biologiques minimales des animaux ne sont pas respectées. Pire, un grand nombre d’entre eux sont mutilés pour une plus grande « rentabilité ». Cette industrie du vivant, déjà condamnable en soit, génère des pollutions, des risques sanitaires (type grippe aviaire), et ne concoure en rien à l’entretien des campagnes.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Soutenir la recherche pour optimiser encore la rentabilité des animaux d’élevage et les adapter aux besoins de la production industrielle.
- ✘ Limiter la taille des élevages industriels, renforcer leurs contrôles et obliger à la traçabilité des produits avec un signe de reconnaissance afin de permettre aux Français de se détourner de ce genre de produits non éthiques.
- ✔ Autre

Nous prônons l’interdiction pure et simple des fermes-usines et des élevages hors-sol. Nous prévoyons donc un plan de restructuration et de désintensification de l’élevage pour aider les éleveurs à évoluer vers des productions au pâturage (bovins, ovins, caprins) et en plein-air avec lien au sol (porcs, volailles). Nous défendons un type d’élevage autonome sur toute la vie des animaux et dans lequel les besoins physiologiques des animaux sont satisfaits.

29. Interdire la chasse des mammifères en période de dépendance des jeunes :

À ce jour, aucune disposition législative n’interdit la chasse des mammifères pendant leurs périodes de reproduction, d’élevage et de dépendance des jeunes. Ainsi et par exemple, alors que dans la plupart des pays européens le blaireau est une espèce protégée, en France cette espèce a un statut tout à fait unique d’espèce gibier pour laquelle une « période de chasse complémentaire » peut être autorisée par le préfet. Ni gibier, ni nuisible, le blaireau peut alors être chassé par vénerie sous terre dès le 15 mai alors que les jeunes blaireaux ne sont pas encore sevrés. Cette pratique est autorisée dans 71 départements et conduit non seulement à la destruction des adultes alors que leurs petits sont encore dépendants, mais aussi à celle des petits eux-mêmes puisque la nature même de cette chasse ne permet pas d’épargner les petits qui sont directement mis à mort par les chiens introduits dans les terriers.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Mettre fin à la pratique de la chasse des mammifères dont les jeunes sont en période de dépendance

.
- ✘ Demander la reconnaissance de la vénerie sous terre comme discipline olympique dans la perspective des JO de Paris.
- ✘ Autre
 

30. Développer la recherche appliquée pour gérer les épizooties :

La faune sauvage est susceptible, ponctuellement, d’être victime et vecteur d’épidémies, transmissibles ou non à l’homme. Ces épidémies proviennent bien souvent des élevages domestiques. En réponse, l’administration française est tentée d’éradiquer les populations d’espèces sauvages concernées. C’est ainsi que de nombreux préfets prennent des arrêtés pour tuer le maximum de blaireaux, solution illusoire, inutile et bien souvent contre-productive.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Encourager la recherche et les expertises de l’Anses pour la mise en œuvre de solutions pérennes, dont la vaccination, comme ce fut le cas pour éradiquer la rage en moins de deux ans grâce à la vaccination des renards.


- ✘ Confier la gestion de ce dossier aux fédérations départementales de chasseurs qui ont intérêt à agir dès lors qu’il s’agit de prédateurs susceptibles de s’attaquer aux 3 millions de faisans (oiseaux exotiques) relâchés chaque année en France.
- ✘ Autre
 

VI. Adapter l’administration française, réformer la gouvernance de la biodiversité et renforcer sa professionnalisation

31. Permettre à l’Agence française pour la biodiversité d’atteindre ses objectifs :

La loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité a porté création de l’Agence française de la biodiversité. Mise en place début 2017, cette agence a pour ambition d’apporter notamment un appui important aux projets de restauration de la biodiversité par les acteurs sociaux et économiques. Aujourd’hui elle manque d’ambition, notamment dans son organisation territoriale puisque les Régions n’ont pas obligation de créer des déclinaisons régionales (ARB). Dans son rapport sur la France en 2016, l’OCDE note « un recul de l’État dans sa capacité à imposer des contraintes sur les acteurs économiques et les élus locaux, dont la décentralisation a renforcé le rôle en matière d’environnement. Ceci conduit à une application hétérogène des orientations données au niveau national, dépendante de la volonté des élus locaux et parfois au détriment de la biodiversité ».

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Intégrer l’ONCFS et l’ONF à l’AFB, développer un réseau d’agences régionales sur tout le territoire en association État/collectivités, et dégager les moyens financiers nécessaires à leur fonctionnement par une taxation sur les prélèvements (chasse, pêche, granulats, sports de nature…)


- ✘ Laisser les Régions constituer ou non des agences régionales, et continuer de réduire les budgets et équivalents temps-pleins de l’État consacrés à la biodiversité.
- ✘ Autre
 

32. Finaliser et suivre les indicateurs de la SNB :

« Malgré les nombreuses actions mises en œuvre ces dix dernières années, la France, comme les autres pays, n’a pas atteint l’objectif assigné par la Convention sur la diversité biologique (CDB) de réduire la perte de biodiversité d’ici 2010… Les objectifs de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 ne sont pas chiffrés, ils manquent d’échéances précises, et la SNB ne comprend pas de stratégie de mobilisation de ressources. Il est donc difficile de mesurer son niveau d’ambition, d’évaluer sa mise en œuvre et son efficacité » [25].

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Finaliser la Stratégie nationale pour la biodiversité en faisant quantifier les objectifs, en leur affectant des indicateurs, et en déployant les moyens de les atteindre avant 2020


- ✘ Attendre l’échéance de 2020 pour repartir à zéro
- ✘ Autre

33. Se doter de structures d’évaluation indépendantes :

Malgré une réforme partielle concernant l’évaluation environnementale des plans et programmes afin de répondre aux injonctions de la commission européenne de mise en conformité, les préfets dans chaque département restent juges et partie concernant l’évaluation environnementale des projets, ayant autorité sur les services instructeurs, présidant l’autorité environnementale, et accordant les permis.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Attendre pour voir si une nouvelle plainte de citoyens devant l’Union Européenne arrive ou non.
- ✔

Constituer une autorité experte indépendante au niveau départemental, chargée d’examiner les projets et de donner un avis conformément au droit européen


- ✘ Autre

34. Réorganiser la gouvernance en faveur des enjeux écologiques :

Dès qu’il s’agit d’environnement et plus spécialement de biodiversité, tous les acteurs de la société sont invités à donner leur avis : professionnels, syndicats, acteurs socio-économiques. De nombreux lobbies se mettent à l’œuvre empêchant toute évolution ambitieuse par un principe de consensus qui tire les politiques publiques en faveur de la biodiversité vers le bas. Inversement dès lors qu’il s’agit d’agriculture, de forêt, de chasse… les porteurs de la cause environnementale sont rarement invités. Imaginerait-on les agriculteurs minoritaires dans les instances dédiées à l’agriculture ?

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✔

Redonner un poids majoritaire dans les instances dédiées à la biodiversité aux organismes dont c’est la vocation, et les inviter de manière plus systématique dans les instances dédiées à des activités économiques ayant un fort impact sur la biodiversité.


- ✘ Continuer à inviter des acteurs souvent incompétents dès lors qu’il s’agit de nature, de flore et de faune car la sagesse populaire et le bon sens suffisent pour parler de biodiversité.
- ✘ Autre
 

35. Renforcer la professionnalisation de la biodiversité :

Plus de 20 000 professionnels œuvrent quotidiennement en faveur de la biodiversité, 40 000 en comptant les métiers qui y contribuent fortement [26]. Ces métiers, qui d’ailleurs répondent à une forte demande sociétale, sont heureusement appelés à se développer [27]. Faute de reconnaissance de l’activité au niveau des entreprises (pas de code Naaf correspondant) et d’identification dans les différents référentiels métiers (Rome, Rime…) il est impossible de repérer, comptabiliser, valoriser et développer ces métiers.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Inscrire ce sujet chaque année de votre quinquennat à l’ordre du jour d’une table ronde, d’un « Grenelle » ou d’une conférence environnementale.
- ✔

Structurer une filière professionnelle des métiers de la biodiversité a minima en modernisant les outils de suivi, au mieux en créant une branche professionnelle.


- ✘ Autre

36. Mettre en place une formation initiale supérieure en écologie pour les fonctionnaires de l’État et des collectivités :

En France, les fonctionnaires en charge de la biodiversité sont issus soit des filières de l’Équipement (École nationale des travaux publics) soit des filières agricoles (agronomie). Il n’y a pas de filière de formation supérieure dédiée à l’écologie.

En tant que Président(e) vous prévoyez de :

- ✘ Créer une École nationale supérieure en écologie pour la formation des fonctionnaires de l’État distincte des filières classiques de l’agriculture et des Ponts et Chaussées.
- ✘ Ne rien changer car les agronomes et les ingénieurs des Ponts et Chaussées sont les plus aptes à traiter des questions d’écologie.
- ✔ Autre

En complément de votre 10e proposition, il est patent que les ingénieurs des Ponts et chaussées ont un pouvoir démesuré au sein du ministère de l’écologie. Mais il ne nous paraît pas judicieux d’opposer systématiquement agriculture et environnement. Nous pensons que l’agronomie n’a pas d’avenir sans préservation de la biodiversité et qu’il ne sera pas possible de sauvegarder l’environnement sans le concours des agriculteurs et les éleveurs.

37. Question subsidiaire :

Depuis plus de 40 ans les Président(e)s français successifs ont rappelé l’importance de préserver la nature.

  • « L’emprise de l’homme sur la nature est devenue telle qu’elle comporte un risque de destruction de la nature elle-même. Il est frappant de constater qu’au moment où s’accumulent et se diffusent de plus en plus de biens dits de consommation, ce sont les biens élémentaires les plus nécessaires à la vie, comme l’air et l’eau, qui commencent à faire défaut. »
     
    
Georges Pompidou, le 28 février 1970 à Chicago


     

  • « Notre pays c’est la planète »

     
    François Mitterrand, le 3 avril 1989 à La Haye


     

  • « Au regard de l’histoire de la vie sur Terre, celle de l’humanité commence à peine. Et pourtant, la voici déjà, par la faute de l’homme, menaçante pour la nature et donc elle-même menacée. »

     
    Jacques Chirac, le 2 septembre 2002 à Johannesburg


     

  • « Assimiler la politique écologique à un “retour en arrière” est une imposture… Le développement de demain sera écologique. Il faut engager les travaux pour lutter réellement contre le dumping environnemental… Le temps de l’action est venu. Nous avons trop attendu. Nous ne pouvons plus attendre. »

     
    Nicolas Sarkozy, le 25 octobre 2007 à Paris (Grenelle de l’environnement)


     

  • « L’enjeu, celui qui nous rassemble, c’est de faire de la France la nation de l’excellence environnementale. C’est un impératif pour la planète. Comment admettre la dégradation continue des ressources et du patrimoine naturel du monde, comment ne pas voir les effets du réchauffement climatique qui n’est pas une opinion ou une hypothèse, mais un fait scientifique ? Comment ne pas comprendre que le creusement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres constitue à l’échelle du monde un risque majeur ? Comment rester impassible face aux atteintes irréversibles à la biodiversité. »
     
    
François Hollande, le 14 septembre 2012 à Paris (Conférence de l’environnement)


     
    En tant que Président(e) quelle sera votre propre citation ? :
     

    Alors que la dégradation de notre environnement par les activités humaines a atteint des niveaux qui mettent en question la survie même de notre espèce, nous n’avons plus de choix : c’est « écosocialisme » ou « barbarie ». Le capitalisme, quelle que soit sa couleur, nous mène droit à la barbarie : réfugiés climatiques, famines, pollution généralisée, guerre de l’eau, racisme, nationalisme… Seul l’écosocialisme permettra de concilier protection de l’environnement et besoins sociaux.

     

    Philippe Poutou


     
    Merci de votre participation, nous publierons une analyse sur notre site internet https://www.lpo.fr/ à la veille de l’élection présidentielle.

Notes

[1Étude publiée mercredi 14 décembre par Anne Muxel, directrice de recherches au Cevipof (CNRS/Sciences Po).

[2Stratégie Nationale de transition écologique vers un développement durable 2015 - 2020. Rapport du Gouvernement au parlement

[3Examens environnementaux de l’OCDE- France - 2016

[4Examens environnementaux de l’OCDE - France - 2016

[5Gamero et al. 2016. Tracking progress towards EU biodiversity strategy targets : EU policy effects in preserving its common farmland birds. Conservation letters. Accepted DOI : 10.1111/conl.12292)

[6Déclinaison de la Convention sur la biodiversité biologique ratifiée par la France

[7Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable. Conseil Général de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Espaces Ruraux : « Propositions pour un cadre national de gestion durable des sols », septembre 2015.

[8Directive 2009/128/CE du parlement européen et du conseil du 21 octobre 2009 « instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable »

[9Anderson-Teixeira, K.J. and deLucia, E.H. 2010. The greenhouse gas value of ecosystems. Global Change Biology, 17, 425-438

[11« Vigilance Poison / Pyrénées »

[12Résultats publiés chez Elsevier en 2015 dans la revue anglophone « Ecotoxicology and Environmental Safety » dans l’article intitulé « VIGILANCE POISON : Illegal poisoning and lead intoxication are the main factors affecting avian scavenger survival in the Pyrénées (France) » (co-publication avec ONCFS-MEDDE)

[13UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS. 2016. La liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris. 32 p.6

[14Brochet et al. 2015, Preliminary assessment of the scope and scale of illegal killing and taking of birds in the Mediterranean. Bird Conservation International 26 : 1-28. doi:10.1017/S0959270915000416

[15Examen environnementaux de l’OCDE - France – 2016

[16Code de la santé Publique « Lutte contre la propagation internationale des maladies » Art. L. 3115-4 sont déterminées par décret les capacités techniques que doivent acquérir les points d’entrée du territoire, notamment en matière de mise à disposition d’installations, de matériel et de personnel appropriés, ainsi que la liste des points d’entrée désignés ».

[19Examens environnementaux de l’OCDE- France - 2016

[20Stratégie d’acquisition des connaissances, MNHN 2016

[21Rapport du CGEDD 2016 : Proposition de scénarios de financement des politiques publiques de préservation des ressources en eau, de la biodiversité et des milieux marins

[22Article 521-1 du code pénal

[23Article L. 214-1

[24Article 515-14

[25Examens environnementaux de l’OCDE - France - 2016

[26Rapport Aten/Afpa http://metiers-biodiversite.fr/

[27Contribution des emplois de la biodiversité à la transition écologique

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Mis à jour le mardi 14 novembre 2017