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POUTOU2017 | Condition animale : Philippe Poutou s’engage

Elevage, animaux de compagnie ou faune sauvage : Philippe Poutou et le NPA répondent au Manifeste Animal Politique, proposé par un trentaine d’association de défense des animaux.

  Animaux d’élevage

1. Favoriser le plein-air et interdire les cages ainsi que les conditions d’élevage incompatibles avec les besoins des animaux.

Nous prônons le pâturage pour les ruminants (quand les conditions climatiques le permettent) et les parcours de plein air pour les autres monogastriques. Dans tous les cas, nous demandons que les besoins physiologiques des animaux soient respectés.

2. Mettre fin aux pratiques d’élevage douloureuses (castration à vif, écornage, gavage…).

Oui. En ce qui concerne le gavage, nous ne plaçons pas sur le même plan le gavage artisanal dans des fermes autonomes et la filière du gavage industriel.

Vache dans une ferme d’Isère
Vache dans une ferme d’Isère - Crémieu - 21/02/2007

3. Limiter la durée des transports d’animaux vivants et mettre un terme à leur exportation hors de l’Union européenne.

Nous sommes favorables à la limitation de la durée de transport des animaux. Quand les animaux doivent être transportés, ils doivent l’être dans des conditions qui n’entraînent pas de souffrances. Nous ne sommes pas favorables aux exportations ou aux importations de produits alimentaires et préférons favoriser les circuits courts (qui peuvent être transfrontaliers). Nous ne comprenons pas votre proposition en ce qui concerne les exportations hors de l’Union européenne ; pour prendre un exemple, nous ne comprenons pas en quoi l’exportation vers la Suède à 2 000 km serait meilleure pour les animaux que l’exportation vers la Suisse limitrophe…

4. Renforcer la protection des animaux à l’abattoir et rendre systématique l’étourdissement avant toute mise à mort.

Nous sommes favorables à la protection des animaux à l’abattoir. Comme les vidéos mises en ligne par L214 le montrent, la protection des animaux est loin de se limiter à l’étourdissement avant la mise à mort. Cette mesure a surtout pour effet de stigmatiser certaines pratiques religieuses. Nous pensons que la cause principale de souffrance animale dans les abattoirs est la cadence infernale à laquelle sont soumis les salariés des abattoirs dont la souffrance psychologique doit être prise en compte ; la réponse sur les meilleures (ou moins mauvaises) méthodes ne peut venir que de l’expression de ces ouvriers eux-mêmes.

5. Faire évoluer les politiques alimentaires et agricoles par une meilleure prise en compte des animaux et de leur bien-être (étiquetage des modes d’élevage et d’abattage, alternatives végétales, ...), conditionner la signature de traités de libre-échange (TAFTA, CETA...) à l’adoption de clauses en faveur de la protection animale.

Notre programme prévoit d’interdire les élevages industriels, les fermes-usines, les élevages hors-sol et de respecter les besoins physiologiques des animaux de ferme.
Par ailleurs, nous sommes opposés aux traités de libre-échange dans tous les domaines.

  Expérimentation animale

6. Remplacer la terminologie de « méthode alternative » par celle de « méthode de remplacement » qui n’implique aucun animal, vivant ou tué à cette fin.

Au delà des questions sémantiques, nous sommes en matière de recherche pharmaceutique, favorables à une recherche active d’alternatives à l’expérimentation animale. Dans l’état actuel de la science, même si l’expérimentation animale est relativement peu prédictive des dangers que le produit testé pourrait présenter pour l’homme, les méthodes de remplacement sont plutôt moins prédictives.

La tendance actuelle des laboratoires pharmaceutiques est d’aller vers davantage d’expérimentation humaine : diminuer les études cliniques préalables et lancer rapidement les nouveaux médicaments afin de prolonger la durée d’exploitation des brevets. Le produit testé pourra éventuellement être arrêté ou réglementé s’il s’avère dangereux pour l’homme.

Autre problème lié à la recherche du profit et à la concurrence dans l’industrie pharmaceutique : des milliers d’animaux sont utilisés ou sacrifiés inutilement pour tester des produits d’intérêt thérapeutique mineur, mais ayant un gros marché potentiel ou encore pour tester des produits « nouveaux » permettant de renouveler la gamme de produits ou de s’opposer à un concurrent.

7. Créer une autorité administrative indépendante dédiée au développement et à la promotion des méthodes de remplacement.

Oui

8. Lancer un plan national des méthodes de remplacement.

Oui

9. Mettre en place des comités d’éthique d’établissements véritablement indépendants.

Il existe déjà des comités d’éthique, la question est : comment les rendre indépendants et de qui ?

10. Instituer des sanctions pénales effectives et dissuasives.

Oui sachant qu’il existe déjà des sanctions contre la maltraitance animale.

 Divertissements et spectacles

11. Interdire la capture des animaux sauvages dans leur milieu naturel et leur importation sur le territoire à des fns de divertissement.

Oui

12. Mettre un terme à la présence et à l’utilisation d’animaux sauvages et domestiques dans les établissements et spectacles itinérants ou fixes.

Oui

13. Mettre fin dans les zoos et les delphinariums aux programmes d’échanges, d’élevage et de reproduction à des fins commerciales, de divertissement, de pédagogie ou d’études scientifques.

Mettre fin dans les zoos et les delphinariums aux programmes d’échanges, d’élevage et de reproduction à des fins commerciales, de divertissement ou d’intérêt militaire.

14. Abolir les corridas et les combats de coqs.

Mener des campagnes d’information visant à éradiquer les pratiques de corrida et de combats de coqs.

15. Imposer un code de bonne conduite dans les eaux territoriales françaises pour mettre les cétacés libres à l’abri des perturbations induites par l’observation touristique.

Oui. Mais nous tenons à souligner que l’observation touristique n’est pas la seule cause de perturbations que subissent les cétacés. En effet, les pollutions diverses et variées, les sacs plastiques, les marées noires, les dégazages en mer, la pêche industrielle, la marine marchande, sont autrement plus perturbants qu’une observation touristique très marginale.

 Animaux de compagnie

"Aujourd’hui même moi j’ai envie de bouffer du patron"
Lors de la manifestation géante du 29 janvier 2009 à Brest, très photographié, ce chien a provoqué l’hilarité des manifestants sur son passage.

16. Instaurer une véritable politique nationale de stérilisation et d’identification des animaux domestiques par des incitations fiscales et des campagnes d’information, en portant une attention particulière sur le cas spécifique des DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer).

Nous ne pensons pas qu’il nous appartient de dire aux populations des DROM (que nous considérons comme des colonies qui devraient pouvoir s’autodéterminer) comment protéger les animaux.
D’autre part, nous sommes surpris par votre proposition de stérilisation des animaux domestiques ce qui pourrait signifier, à terme, leur disparition.

17. Interdire la cession d’animaux par les particuliers sur les sites marchands, d’annonces gratuites et les réseaux sociaux.

D’autres procédures devraient permettre de contrôler ventes et élevages malhonnêtes. Plus de moyens pour la DGCCRF ?

18. Faire de l’intérêt de l’animal une priorité dans les procédures de retrait et de saisie.

Oui

19. Interdire les euthanasies non justifées médicalement.

Oui

20. Créer des services d’aide aux animaux appartenant à des personnes en situation de difficulté ponctuelle ou d’exclusion.

Oui

 Faune sauvage

Perroquet au zoo de Lisbonne (2009)

21. Reconnaître à tout animal sauvage le statut d’être vivant doué de sensibilité.

Oui. Mais la question mérite davantage de précision : qu’est-ce qu’un animal sauvage ? Une mouche ? Le moustique tigre ?

22. Interdire les pratiques barbares, réprimer les pratiques sources de stress infligées aux animaux sauvages pour des buts autres que la protection ou la conservation.

Oui. Ce qui implique de supprimer aussi les pratiques sources de stress dans notre vie quotidienne d’humain. C’est un combat politique qui dépasse la condition animale.

23. Réformer la chasse pour mieux protéger la faune sauvage et favoriser le retour naturel des grands prédateurs.

Oui, même si votre formule « réformer » mérite d’être précisée et détaillée.

24. Adopter des mesures contre l’insécurité liée à la chasse pour permettre la coexistence de toutes les activités de pleine nature.

Nous souhaitons qu’il y ait au moins un jour par semaine durant lequel la chasse soit interdite.

25. Mieux encadrer le commerce lié aux animaux sauvages protégés par les réglementations françaises et internationales.

Nous demandons l’interdiction du commerce des animaux sauvages.

26. Réintégrer la notion de respect des animaux dans les programmes scolaires et former le personnel éducatif à cet enseignement.

Oui

27. Rendre obligatoires des formations en éthologie et/ou sur la protection animale pour tous les professionnels en contact avec les animaux ou en charge de leur protection (éleveurs, forces de l’ordre, magistrats, etc.).

Oui. Pour les professionnels en contact très fréquent avec les animaux comme les éleveurs.

Mais cela ne garantit en rien le respect de l’animal. Nous combattons les élevages industriels, et nous nous retrouvons parfois face à des exploitants qui se targuent d’avoir suivi une formation en protection animale (comme cette exploitante qui produisait plus de 700 000 poulets par ans avec 24 poulets par m2 !). Peut-être faut-il préciser la structure publique, ou le mode d’agrément, qui assure cette formation.

Pour le reste de la population, l’école et des campagnes de sensibilisation devraient suffire.

28. Renforcer la protection des objecteurs de conscience et lanceurs d’alerte et permettre aux associations de se constituer partie civile pour toutes les infractions concernant les animaux.

Nous sommes favorables aux mesures permettant à toute personne ou collectif de se constituer partie civile en cas d’infraction au respect animal.

29. Instaurer un système de recueil de données chiffrées dans tous les domaines impliquant des animaux.

Oui. Nous sommes pour que des associations ou individus ayant une expertise scientifique notoire contribuent à établir des documents regroupant des données précises, chiffrées, sur les animaux. Données scientifiques qui seraient disponibles à tout public, et consultables librement, en particulier quand un projet d’urbanisme, de construction, d’extension… se profile

30. Légitimer les politiques de protection animale en instituant un organe autonome dédié aux animaux et indépendant du ministère de l’Agriculture et donner une place significative aux associations compétentes dans les organes décisionnaires.

Si cet organe est indépendant du ministère, il doit rester dans le service public. Même si ce n’est pas parfait (exemple récent de l’abattage des canards), c’est le seul moyen d’échapper aux lobbies et pressions diverses.

Voir en ligne : Manifeste Animal Politique

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Mis à jour le mercredi 31 mai 2017